En Chine, les usines tournent 24h/24 pour construire des venti­la­teurs desti­nés à l’Ita­lie

En Chine, les usines tournent 24h/24 pour construire des venti­la­teurs desti­nés à l’Ita­lie

Alors que le coro­na­vi­rus (Covid-19) a fait plus de 15 000 morts dans le monde, les méde­cins des zones les plus affec­tées cherchent déses­pé­ré­ment des respi­ra­teurs arti­fi­ciels pour leurs patients.

D’après un article du South China Morning Post publié le 24 mars, les usines de Beijing Aeon­med Co. tournent à plein régime, depuis le 20 janvier dernier, pour répondre à la demande gran­dis­sante de respi­ra­teurs venue de l’étran­ger.

Grâce à leurs trois équipes et à leur person­nel de recherche et de déve­lop­pe­ment travaillant sur la chaîne de produc­tion, elles tournent 24h/24.

Les respi­ra­teurs arti­fi­ciels insufflent de l’air dans les poumons et éliminent le dioxyde de carbone du corps. Dans certains cas graves de Covid-19, ces appa­reils sont essen­tiels pour les patients, car le taux d’oxy­gène présent dans leur sang chute préci­pi­tam­ment.

Ce phéno­mène – appelé hypoxé­mie – peut endom­ma­ger les organes et être très dange­reux. Habi­tuel­le­ment, les hôpi­taux ont quelques dizaines de machines à dispo­si­tion, mais la situa­tion est telle que certains stocks se révèlent insuf­fi­sants.

Sur l’en­semble des États-Unis, la Society of Criti­cal Care Medi­cine a estimé qu’en­vi­ron 960 000 patients auraient besoin d’une assis­tance respi­ra­toire suite au Covid-19, alors que le pays ne dispose que d’en­vi­ron 200 000 appa­reils de ce type.

Le South China Morning Post souligne qu’en Italie, une pénu­rie de respi­ra­teurs a contraint les méde­cins à trier les patients, et à ne plus s’oc­cu­per de ceux en état critique, très souvent des personnes âgées.

Alors pour des entre­prises comme Beijing Aeon­med Co., les commandes affluent. « Nous avons des dizaines de milliers de commandes en attente », a déclaré Li Kai, direc­teur de Beijing Aeon­med Co. « La ques­tion est de savoir à quelle vitesse nous pouvons les fabriquer. » Et Beijing Aeon­med Co. n’est pas la seule entre­prise chinoise à s’ac­ti­ver.

« Toutes les usines de ce type en Chine ont atteint leur capa­cité maxi­male, entiè­re­ment occu­pées par la demande étran­gère », a déclaré Wu Chuanpu, direc­teur de la chaîne d’ap­pro­vi­sion­ne­ment Vedeng.com. Il ajoute que les usines ont pour consigne de se main­te­nir à pleine capa­cité jusqu’en mai.

Source : South China Morning Post