Urgent: l’Europe ordonne une frappe aérienne dans un camp tuant 44 migrants africains

Urgent: l’Europe ordonne une frappe aérienne dans un camp tuant 44 migrants africains

Une frappe aérienne a frappé mercredi dans un centre de détention pour migrants près de la capitale libyenne, faisant au moins 44 morts et plus de 130 blessés, a annoncé la mission américaine dans ce pays déchiré par la guerre. Il ne fait aucun doute que l’Europe est derriere cette attaque pour empêcher les migrants de tenter l’aventure de se rendre en occident.

La frappe aérienne soulève d’autres inquiétudes quant à la politique de l’Union européenne consistant à s’associer aux milices libyennes pour empêcher les migrants de traverser la Méditerranée, ce qui les laisse souvent à la merci de trafiquants brutaux ou dans des centres de détention sordides près des lignes de front.

Cela pourrait également renforcer la pression occidentale sur Khalifa Hifter, un général libyen dont les forces ont lancé une offensive à Tripoli en avril. Le gouvernement basé à Tripoli a accusé son armée nationale libyenne d’être responsable de la frappe aérienne et a appelé le gouvernement américain à mener une enquête.

Une frappe aérienne frappe un centre de détention pour migrants

Un porte-parole des forces de Hifter n’a pas immédiatement répondu aux appels téléphoniques et aux messages demandant des commentaires. Les médias locaux ont rapporté que la LNA avait lancé des frappes aériennes contre un camp de milices situé près du centre de détention du quartier Tajoura à Tripoli.

Des images circulant en ligne et censées provenir du centre de détention pour migrants montraient du sang et des parties du corps mêlées à des gravats et à des objets appartenant à des migrants.

La frappe aérienne a touché un atelier abritant des armes et des véhicules, ainsi qu’un hangar adjacent où se trouvaient environ 150 migrants, pour la plupart soudanais et marocains, selon deux migrants ayant parlé à The Associated Press sous couvert d’anonymat par peur de représailles.

Les migrants ont déclaré que trois ou quatre d’entre eux avaient survécu et environ 20 avaient été blessés. Ils ont dit que les autres avaient été tués, indiquant que le bilan final pourrait être beaucoup plus élevé.

Médecins sans frontières a déclaré que la cellule de détention qui avait été détruite avait accueilli 126 migrants. Le prince Alfani, coordinateur médical du groupe humanitaire libyen, a déclaré que des équipes s’étaient rendues au centre quelques heures seulement avant la frappe aérienne. Il a ajouté que les survivants craignaient pour leur vie et a appelé à l’évacuation immédiate des centres de détention.

L’agence américaine pour les réfugiés a également condamné la frappe aérienne et demandé la cessation immédiate des efforts visant à renvoyer des migrants en Libye. Charlie Yaxley, porte-parole du HCR, a indiqué que l’agence avait averti il ​​y a moins de deux mois que quiconque se trouvant à l’intérieur du centre de détention de Tajoura risquait d’être pris dans les combats autour de Tripoli. Ensuite, une frappe aérienne qui a frappé à proximité a blessé deux migrants. Yaxley a déclaré que le HCR enverrait des équipes médicales sur le site après la dernière frappe aérienne.

Le chef de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a également condamné la grève. Il a appelé à une enquête indépendante et a déclaré que les responsables du “crime horrible” devraient être tenus pour responsables. L’envoyé américain Ghassan Salame a déclaré que la frappe aérienne pourrait constituer un crime de guerre, car elle «tue par surprise des innocents dont les conditions de vie pénibles les ont obligés à se trouver dans cet abri».

Source : AP