Un étudiant camerounais devient le premier africain à avoir contracté le coronavirus

Un étudiant camerounais en Chine est le premier Africain à avoir contracté le coronavirus. Pavel Daryl Kem Senou, un jeune étudiant de 21 ans inscrit à l’Université de Yangtsé en Chine, est interné dans un l’hôpital de Jengzhou à la suite d’une infection au coronavirus. 

Le jeune homme de 21 ans a contracté la maladie alors qu’il visitait la ville de Wuhan, le cœur de l’épidémie qui a touché jusqu’à présent des milliers de personnes en Chine et à l’étranger.

De Wuhan, il est retourné à sa résidence à Jingzhou avant qu’un embargo ne soit imposé à Wuhan pour empêcher la propagation du virus.

Selon une déclaration de l’université du Yangtsé, l’étudiant suit un traitement à l’hôpital dans le sud de la ville de Jingzhou.

« L’université a apporté un réconfort psychologique à l’étudiant et a signalé la situation à ses parents et à l’ambassade. Actuellement, il est sous traitement à l’hôpital. Sa température corporelle a été normale pendant deux jours consécutifs. Il a un bon esprit et un appétit sain et ses organes vitaux sont stables. »

Contacté par Sputnik, le jeune homme, résidant en Chine depuis deux ans, a confié que sa «situation est stable».

«Je me sens de mieux en mieux, même si j’ai encore un problème au niveau des poumons. Les médecins s’occupent bien de moi», a-t-il précisé au média. 

Les centaines d’étudiants africains confinés à Wuhan demandent leur évacuation de la ville. La propagation du virus se poursuit, la Chine faisant état d’un nouveau pic important de cas confirmés et de décès.

Le nombre total de cas confirmés en Chine s’élève à 20 438, dont un bébé d’un mois dans le sud-ouest de la province de Guizhou. Le nombre de décès s’élève désormais à 425, soit une augmentation d’environ 65 par rapport à dimanche.

L’Organisation mondiale de la santé a déjà déclaré que le coronavirus constitue une urgence mondiale, car l’épidémie continue de se propager en dehors de la Chine.

Les victimes souffrent souvent de maladies respiratoires et cette nouvelle souche de coronavirus n’avait pas encore été identifiée chez l’homme.