À 23 ans, j’ai tout plaqué pour vivre dans un fourgon. Voici ce que j’ai découvert

Je m’appelle Camille, mais sur la route, on m’appelle “Cami”.

La fille que tu vois sur cette photo, adossée à son vieux fourgon blanc sous un soleil couchant, ce n’est plus vraiment la même qu’il y a deux ans. Avant, j’avais un CDI, un loyer, un crédit, et cette sensation étrange de me noyer dans le confort.

Un matin, je me suis réveillée dans mon studio de 22m² à Lyon et j’ai regardé le mur blanc. Je me suis dit : “Si je meurs demain, qu’est-ce que je regretterai ?”. La réponse est venue tout de suite : de ne pas avoir vu assez de levers de soleil.

Alors j’ai tout vendu. Mes meubles, mes fringues, ma télé. J’ai acheté ce fourgon qui sent encore le chien du précédent propriétaire, et je suis partie.

Aujourd’hui, je vis avec 400 euros par mois. Je lave ma vaisselle dans les stations-service et je dors là où le vent me porte. Mais je n’ai jamais été aussi riche.

L’autre soir, une dame âgée m’a offert le gîte et le couvert juste parce que j’avais une plante verte sur mon tableau de bord. Elle m’a dit : “Une fille qui voyage avec une plante ne peut pas être une mauvaise personne”. On a parlé jusqu’à minuit de ses voyages à elle, dans les années 70.

Ce que j’ai découvert ? Que l’essentiel tient dans 6m². Et que les plus beaux toits du monde sont ceux constellés d’étoiles.