Il y a des sentiments que l’on n’a jamais choisis. Ils s’installent doucement, sans prévenir, et quand on s’en rend compte, il est déjà trop tard. Aimer l’homme d’une autre n’était pas un projet, encore moins une fierté. C’est une réalité que je porte en silence depuis longtemps.
Une rencontre anodine
Au départ, il n’y avait rien de spécial. Une discussion banale, des échanges simples, presque innocents. Je savais qu’il n’était pas libre, et cette information aurait dû suffire à mettre une barrière claire. Pourtant, au fil du temps, cette barrière s’est fissurée.
Le sentiment qui s’impose
Sans m’en rendre compte, je me suis attachée. Pas de manière spectaculaire, mais progressivement. Sa façon de m’écouter, de me comprendre, de me parler avec respect m’a touchée. Ce lien émotionnel s’est créé bien avant que je n’ose l’admettre.
La naissance de la culpabilité
Avec les sentiments sont arrivés la honte et la culpabilité. Chaque pensée, chaque sourire échangé me rappelait que je n’étais pas à ma place. J’avais l’impression de trahir une femme que je ne connaissais même pas, simplement en ressentant ce que je ressentais.
Le combat intérieur
Une partie de moi voulait s’éloigner, couper tout contact, faire ce qui était moralement juste. L’autre partie se sentait vivante, comprise, importante. Ce combat intérieur m’a épuisée. J’étais constamment tiraillée entre la raison et le cœur.
Le choix du silence
Je n’ai jamais avoué mes sentiments. Ni à lui, ni à personne d’autre. J’ai choisi le silence, pensant que taire cette histoire était la seule manière de ne pas faire plus de dégâts. Mais le silence ne fait pas disparaître les émotions.
Ce que cette expérience m’a appris
Aimer quelqu’un d’indisponible m’a appris beaucoup sur moi-même. Sur mes manques, mes failles, mon besoin d’être reconnue. J’ai compris que ce sentiment était aussi un signal, celui de choses à guérir en moi.
Conclusion
Je vis encore avec cette culpabilité, mais aussi avec une leçon importante. On ne contrôle pas toujours ce que l’on ressent, mais on peut choisir ce que l’on en fait. Cette confession n’est pas une excuse, mais une vérité que je devais enfin poser quelque part.

