J’ai menti sur mon passé, voici pourquoi

Il y a des vérités que l’on cache non pas par malveillance, mais pour se protéger. Pendant longtemps, j’ai raconté une version arrangée de mon passé. Un passé plus simple, plus acceptable. Aujourd’hui, je ressens le besoin d’expliquer pourquoi j’ai menti.

Le poids des questions

Dès que l’on me posait des questions sur mon passé, je sentais une boule se former dans ma poitrine. Certaines périodes de ma vie étaient trop douloureuses à raconter. Alors j’ai appris à esquiver, puis à transformer la réalité.

Les premiers mensonges

Au début, mes mensonges étaient légers. Une date modifiée, un détail oublié volontairement. Rien de grave, pensais-je. Mais plus je racontais cette version, plus elle devenait ma vérité officielle.

Pourquoi j’ai choisi de mentir

Je voulais éviter la pitié. Je voulais être regardée autrement que comme “celle qui a souffert”. Mentir était une manière de repartir à zéro, de ne pas être prisonnière de mon histoire.

Les conséquences invisibles

Vivre avec un passé falsifié crée une distance avec les autres. Je contrôlais mes paroles, mes souvenirs, mes émotions. Cette vigilance permanente était épuisante. J’avais peur qu’un jour, la vérité ressorte.

Le désir de vérité

Avec le temps, j’ai compris que mentir me protégeait, mais m’empêchait aussi de créer des liens sincères. J’avais envie d’être acceptée telle que je suis, avec mes cicatrices et mon histoire réelle.

Ce que j’apprends aujourd’hui

Dire la vérité ne signifie pas tout raconter. Cela signifie être en paix avec son passé. J’apprends peu à peu que mes expériences, même difficiles, font partie de moi et n’ont pas à être effacées.

Conclusion

J’ai menti sur mon passé pour survivre, pas pour tromper. Aujourd’hui, cette confession est une façon de me libérer. Peut-être que quelqu’un se reconnaîtra dans ces mots et comprendra qu’il est possible d’avancer sans renier ce que l’on a vécu.