Je fais semblant d’être forte, mais la vérité est toute autre

Depuis toujours, on me décrit comme une femme forte. Celle qui ne se plaint jamais, celle qui encaisse tout sans broncher. À force d’entendre ces mots, j’ai fini par y croire moi-même.

Pourtant, derrière cette image solide se cache une vérité bien différente, que je n’ai jamais osé dire à voix haute.

L’image de la femme forte
Dans ma famille, être forte était une obligation. On ne devait pas pleurer trop longtemps, ni montrer ses faiblesses. Très tôt, j’ai appris à ravaler mes larmes et à afficher un visage calme, même quand tout allait mal. Plus je grandissais, plus cette image me collait à la peau.

Ce que personne ne voit
Ce que les gens ne voient pas, ce sont les doutes constants, les peurs silencieuses, les nuits passées à repenser à tout ce qui n’a pas fonctionné. Ils ne voient pas les moments où je me sens dépassée, fatiguée, presque vide. Être forte en apparence demande une énergie énorme.

Le poids de toujours tout supporter
À force de tout garder pour moi, j’ai fini par me sentir prisonnière de ce rôle. Quand quelque chose n’allait pas, je n’osais pas en parler, de peur de décevoir. Je me disais que les autres avaient déjà leurs propres problèmes, alors

pourquoi ajouter les miens ?
Les moments de faiblesse cachés
Il m’arrive de craquer, mais toujours seule. Dans la salle de bain, tard le soir, ou dans le silence de ma chambre. Ces moments deviennent rares mais intenses, comme si toutes les émotions retenues cherchaient à sortir en même temps.

Pourquoi je continue à faire semblant
Faire semblant est devenu une habitude. Une protection. J’ai peur que si je montre mes failles, on ne me prenne plus au sérieux. J’ai peur d’être jugée, ou pire, incomprise. Alors je continue à sourire, à rassurer les autres, même quand j’aurais besoin d’être rassurée moi-même.

Ce que j’apprends peu à peu
Avec le temps, je commence à comprendre que la vraie force n’est pas dans le silence. Elle est dans la capacité à reconnaître ses limites. Dire “ça ne va pas” n’enlève rien à ma valeur. Au contraire, cela me rapproche de ce que je suis vraiment.

Conclusion
Je fais semblant d’être forte, mais aujourd’hui, je réalise que je n’ai plus envie de porter ce masque en permanence. Cette confession est un premier pas. Peut-être que d’autres se reconnaîtront dans ces mots et comprendront qu’ils ont le droit d’être forts, mais aussi vulnérables, sans honte.