Les États-Unis ont développé un moyen de tuer les chars sans tuer l’équipage

char russe detruit par l'ukraine

En 1999, les planificateurs militaires américains ont dû résoudre un problème délicat : comment empêcher un dictateur impitoyable d’enfreindre les règles sans recourir vous-même à des tactiques impitoyables ?

Le dictateur irakien Saddam Hussein ignorait les « zones d’exclusion aérienne » établies pour l’empêcher d’attaquer les minorités kurdes et sunnites dans son propre pays. Les forces aériennes américaines et alliées ont pu forcer les avions irakiens à rester au sol, mais Hussein a ordonné à ses unités anti-aériennes de contrarier les combattants américains des zones civiles.

Il a également stationné d’autres unités dans des zones où elles n’étaient pas autorisées à se trouver, mais s’est assuré qu’elles étaient également entourées de civils.

Pour toucher les cibles sans causer de dommages collatéraux, les États-Unis se sont tournés vers des “bombes en béton”. Les bombes étaient des aides à la formation réutilisées pour détruire des cibles réelles. Pesant 250, 500 ou 1000 kilogrammes, ils n’exploseraient pas lorsqu’ils heurteraient un véhicule ennemi mais y transféreraient leur énergie cinétique.

Cela détruirait même les gros véhicules comme les chars sans blesser les personnes à proximité. Si l’équipage avait de la chance, il pourrait même survivre à une bombe qui a frappé à l’extérieur de la zone d’équipage d’un véhicule.

La France a utilisé les bombes en 2011, larguant des bombes en béton lors de la libération de la Libye. Les bombes en béton sont toujours utilisées par l’Amérique dans les missions d’entraînement et dans le monde réel. Pour voir une bombe en béton simulée détruire une voiture, regardez la vidéo National Geographic ci-dessous.