La Grèce continue de tenir un appel d’offres international pour la production et la fourniture de navires de guerre pour sa flotte. L’un des principaux soumissionnaires est la France, et certains analystes disent qu’elle a de bonnes chances de gagner.
Le Greek City Times écrit que Paris a offert gratuitement des frégates d’Athènes et un destroyer. Il s’agit des frégates classe Cassard Jean Bart (D615) et Latouche-Treéville (D646), destroyer anti-sous-marin Georges classe Leygues.
Cependant, il y a une condition. Athènes doit choisir Paris pour produire et livrer les nouvelles frégates de combat à la marine grecque. Selon les experts, les navires de guerre proposés par la France sont une « solution temporaire », mais ils pourraient durer près d’une décennie. Les Grecs prévoient de recevoir leurs nouveaux navires dans 6 à 7 ans, mais ce délai peut passer à dix ans.
L’armée grecque a inspecté les frégates françaises offertes gratuitement et a été fascinée par leur excellent état.
Que sait-on de la frégate de la classe Cassard Jean Bart ?
Ce type de frégate est un navire de guerre anti-aérien. Ils sont équipés de systèmes de défense aérienne pour repousser les attaques aériennes. C’est la mission première de ces navires, qui doivent protéger le reste de la flotte des attaques aériennes ennemies.
Mais ce type de frégate a un autre objectif. Ils sont idéaux pour les missions de reconnaissance et de sauvetage, ainsi que pour assurer les convois et les patrouilles côtières.
La frégate de la classe Cassard Jean Bart peut atteindre une vitesse de pointe de près de 30 nœuds et développe 43 200 chevaux. Ceci grâce à quatre moteurs diesel SEMT Pielstick 18 PA6V 280 BTC. Ils permettent à ce type de navire de guerre d’avoir une autonomie maximale de 15 000 km à une vitesse moyenne de 17 nœuds.
Lockheed Martin a également rejoint la course
Lockheed Martin a rejoint l’appel d’offres pour la flotte grecque. Analysant soigneusement les préférences grecques, les Américains ont proposé une alternative compétitive – quatre frégates MMSC développées pour l’US Navy. Selon le cahier des charges, ces frégates sont dirigées par des chasseurs au sol multimédias.
Ainsi, en novembre de l’année dernière, les médias grecs ont rapporté que le gouvernement s’était tourné vers cette option. Surtout après la possibilité qu’Athènes devienne partenaire à part entière du programme américain FFG [X] pour construire dix frégates à partir de constellations.
Depuis lors, cependant, le programme a été sévèrement critiqué. Les États-Unis ont identifié des problèmes et ont décidé de suspendre le programme jusqu’à ce que les ingénieurs américains aient résolu les complications. Il est devenu clair plus tard que les frégates MMSC ne répondaient pas non plus aux besoins des Grecs.
La France a changé de cap
La France devait faire quelque chose pour garder la porte ouverte aux Grecs. Puis est venue la déclaration du ministre français de la Défense, qui s’est dit prêt à armer les frégates de missiles de croisière [MdCN], huit missiles anti-surface Exocet MM40B3C, 16 missiles anti-aériens Aster 15/30, torpille MU 90, canon de 76 millimètres , et 20 millimètres avec télécommande.
Cette action a réveillé les Grecs. « Nous n’avons pas tourné le dos à la France. La question est ouverte et notre flotte cherche la meilleure solution pour que nous ayons de meilleurs navires, des moyens de dissuasion prêts », a déclaré le ministre grec de la Défense Nikolaos Panagiotopoulos.
Son homologue français a accepté la main, et il n’a pas tardé à annoncer que la France enverrait bientôt une nouvelle proposition pour la marine grecque et « aiderait à maintenir le statut de la Grèce en tant que marine » dans la région.
Source : https://bulgarianmilitary.com/2021/03/24/france-to-greece-we-give-you-as-a-gift-ships-free-of-charge/

