La Russie cherche à conclure un accord pétrolier avec des raffineurs indiens en utilisant la monnaie locale des Émirats arabes unis, plutôt qu’en dollars, selon un rapport de Reuters.
Une facture vue par Reuters a révélé qu’un raffineur indien avait été invité à payer les livraisons en dirhams, bien que le chiffre ait d’abord été calculé en dollars. Un paiement en dirhams a été effectué à Gazprombank via Mashreq Bank, sa banque correspondante à Dubaï.
Au moins deux raffineurs indiens ont déjà réglé certaines transactions en dirhams, et il y en aura d’autres bientôt, car les sociétés commerciales utilisées par Rosneft viennent tout juste de commencer à demander des paiements en dirhams ce mois-ci, ajoute le rapport.
Ces mesures indiquent que Moscou s’éloigne de plus en plus du dollar américain afin de minimiser l’impact des sanctions occidentales.
En règle générale, le dollar est la principale monnaie commerciale internationale, en particulier pour les produits de base comme le pétrole. Cela donne également aux États-Unis un effet de levier politique et financier sur les autres nations, comme en témoignent les récentes sanctions imposées à Moscou. Mais la Russie cherche maintenant à changer de monnaie.
Plus tôt en mars, la Russie et l’Inde étaient en pourparlers pour relancer un pacte monétaire de l’ère de la guerre froide afin d’échapper également aux sanctions. Un registre rouble-rouble permettrait aux nations de faire des affaires sans utiliser de dollars américains.
De plus, ces derniers mois, le volume des échanges entre le yuan et le rouble a grimpé en flèche, atteignant un sommet de six mois en juin, selon les données de Bloomberg. Les échanges au comptant entre les deux devises ont atteint 48 millions de dollars sur le marché interbancaire le mois dernier.

