Le porte-avions indien de construction russe est un gâchis total

Après l’effondrement de l’Union soviétique, la marine russe disposait de nombreux équipements qu’elle n’avait ni les finances ni les ressources nécessaires pour entretenir. Pour l’Inde, cela semblait être une occasion parfaite d’acheter un nouveau porte-avions, et pour la Russie, une chance de décharger du matériel qu’elle ne pouvait pas entretenir. Cependant, l’acquisition de l’amiral Gorshkov, que l’Inde renomma plus tard l’INS Vikramaditya, s’avérerait plus gênante qu’elle n’en valait la peine.

Comment le transfert à la marine indienne a-t-il mal tourné ?

Peu de temps après l’effondrement de l’Union soviétique, les négociateurs indiens se sont mis au travail pour tenter d’acquérir l’amiral Gorshkov de l’époque pour New Delhi, qui deviendrait plus tard le navire amiral de la marine indienne après sa remise en service.

Bien que le futur Vikramaditya ait été mis hors service en 1996 par la marine russe à la suite d’un incendie de chaudière en 1994, la porte avion a néanmoins été achetée par l’Inde pour 2,35 milliards de dollars en 2004 avec 45 avions de chasse embarqués MiG-29K.

La tâche de réaménagement et de rénovation du nouveau Vikramaditya a été sous-traitée au grand chantier naval russe Sevmash, qui à bien des égards peut être considéré comme ayant mal géré le projet.

En proie à des dépassements de coûts et de délais ainsi qu’à des décès au travail, le projet de réaménagement du Vikramaditya s’est sans aucun doute avéré être un casse-tête important pour la marine indienne.

New Delhi a passé des années à négocier avec Sevmash et la Russie sur le prix de la remise en état du transporteur, ce qui a mis l’accent sur les relations plus larges entre la Russie et l’Inde.

Même après la signature du contrat initial, les autorités russes ont tenté de renégocier les termes du contrat. Les nouvelles conditions n’ont été convenues qu’au début de 2010, six ans après la conclusion de l’accord initial.

Malgré ces problèmes majeurs, l’Inde a décidé cette année-là d’accorder à Sevmash une prolongation de la période de service de garantie.

De quoi l’INS Vikramaditya est-il capable ?

Alors que le Vikramaditya conserve de nombreuses caractéristiques de base de sa configuration d’origine en tant qu’amiral Gorshkov, il est à bien des égards très différent de son ancien moi.

Alors que la section inspirée des croiseurs de la classe Kiev était conçue pour utiliser une variété de missiles sol-sol, de missiles sol-air, de systèmes de défense rapprochée et de roquettes anti-sous-marines, le Vikramaditya réaménagé en service indien avait ceux-ci ont été supprimés ou remplacés par des équivalents produits en Inde pour accueillir un poste de pilotage agrandi afin de faire du navire un transporteur à décollage court mais à récupération assistée (STOBAR).

Conformément à cette évolution, l’INS Vikramaditya n’emploie pas les chasseurs Yak-38 VTOL que les porte-avions soviétiques de classe Kiev utilisaient, mais exploitaient à la place des chasseurs MiG-29K et MiG-29KUB, qui sont des variantes à voilure fixe du MiG-29 conçu pour les opérations de transport. Pour soutenir son contingent MiG-29K, le Vikramaditya est équipé de systèmes avancés de lancement et de récupération, de radar et de guerre électronique. Son contingent d’hélicoptères est composé de dix hélicoptères Kamov Ka-31 AEW&C ou Kam Ka-28 ASW, rappelant le rôle anti-sous-marin initial des porte-avions de Kiev.

L’INS Vikramaditya est particulièrement sujet aux accidents

Au cours de sa rénovation et de sa durée de vie, l’INS Vikramaditya a connu plusieurs accidents majeurs, dont certains ont été mortels.

En 2016, une fuite de gaz émanant du système d’égouts du navire a tué deux personnes travaillant sur le navire. Un incendie à bord du navire en 2019 a coûté la vie à un officier qui dirigeait les efforts de lutte contre les incendies contre l’incendie qui a éclaté alors que le transporteur se dirigeait vers le port. Plus récemment, le navire a subi un autre incendie en mai 2021. Cependant, aucune victime n’a été signalée dans cet incendie.

Alors que la marine indienne a finalement pu mettre la main sur le porte-avions qu’elle avait payé cher en temps, en argent et en patience, la difficulté d’acquérir l’INS Vikramaditya de Russie a probablement laissé New Delhi hésitant à essayer de s’approvisionner auprès d’autres marines. à l’avenir.