Les États-Unis sanctionnent les importations d’armes à feu russes et les exportations de technologies liées aux missiles vers Moscou

Les États-Unis ont giflé la Russie avec une deuxième série de sanctions pour l’incident avec le blogueur Alexey Navalny, limitant les importations d’armes à feu et de munitions en provenance de Russie ainsi que les exportations de technologies nucléaires et liées aux missiles vers ce pays, indique un communiqué publié par le porte-parole de le département d’État américain Ned Price vendredi.

Il indique qu’une deuxième série de sanctions est imposée à la Russie par le Département d’État américain en vertu de la loi sur le contrôle des armes chimiques et biologiques et l’élimination de la guerre (loi CBW).

Les sanctions « incluent une restriction à l’importation permanente d’armes à feu ou de munitions fabriquées ou situées en Russie en vertu de demandes de permis nouvelles ou en attente », indique-t-il.

« Les demandes de permis nouvelles et en attente pour l’importation permanente d’armes à feu et de munitions fabriquées ou situées en Russie seront soumises à une politique de refus », a noté le département d’État.

En attendant, le Trésor américain impose « de nouvelles restrictions sur les exportations de technologies nucléaires et liées aux missiles vers la Russie ». Le communiqué de presse indique que les sanctions entreront en vigueur le 7 septembre et « resteront en place pendant au moins 12 mois ». Les sanctions pourraient être levées une fois que la Russie « aura rempli plusieurs conditions ».

Navalny a été transporté d’urgence dans un hôpital local de la ville sibérienne d’Omsk le 20 août 2020, après s’être effondré sur un vol à destination de Moscou en provenance de Tomsk. Il est tombé dans le coma et a été mis sous ventilateur dans une unité de soins intensifs. Le 22 août, il a été transporté par avion à Berlin et admis à l’hôpital de la Charité. Le 2 septembre, le gouvernement allemand a affirmé que le blogueur avait été affecté par un agent toxique appartenant à la famille Novichok. Selon Berlin, les conclusions ont été étayées par des laboratoires français et suédois.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réaffirmé que Moscou restait prêt à une coopération globale avec l’Allemagne et a souligné qu’aucune substance toxique n’avait été détectée dans le système de Navalny avant son transfert à Berlin.