L’ex-porte-avion Foch bientôt nouveau temple du luxe sur mer ?

L’ex-porte-avion Foch bientôt nouveau temple du luxe sur mer ?

L’ancien fleuron de la marine nationale française pourrait être transformé en un gigantesque complexe hôtelier de luxe, avec golf ou pistes de ski.

Après 37 années passées dans la Marine Nationale française, le porte-avion Foch, du nom du Maréchal de France, était vendu le 15 novembre 2000 au Brésil. Mais au bout de 18 ans, il était finalement désarmé et vendu à un armateur turc pour 1,6 million de dollars aux enchères, afin de récupérer ses 24.000 tonnes d’acier.

Long de 265 mètres, lourd de plus de 24.000 tonnes à vide, pouvant naviguer à 32,2 nœuds, le géant des mers pourrait finalement échapper au démantèlement. Selon BFM TV, un homme d’affaires allemand voudrait le transformer en un gigantesque projet hôtelier de luxe.

Udo Stern, ex-membre du directoire de Lufthansa, cherche en effet des investisseurs pour donner vie à ce projet colossal. Car les lubies de l’homme d’affaires sont nombreuses, à commencer par l’installation sur le pont d’un golf de neuf trous, de pistes de ski avec neige artificielle, des pistes pour taxis volants et hélicoptères, mais également à l’intérieur un hangar de près de 14.000 m², avec salle de concert, casino, cinémas, bars et restaurants. Quant aux 55 cabines des officiers, elles seront transformées en chambres de luxe, détaillent nos confrères.

Une clause dans le contrat de vente au Brésil

Le prix d’un tel projet n’a pas été communiqué, mais il devrait s’élever nécessairement à plusieurs centaines de millions d’euros. D’autant qu’Udo Stern aimerait amarrer dans les eaux de la mer Noire. Reste à savoir aussi si une telle transformation est possible.

Selon BFM TV, la France a inséré une clause lors de sa vente au Brésil, précisant que l’ex-porte-avion ne pourrait être vendu par la suite que pour être démantelé. Pas de rénovation possible pour le transformer militairement. Contacté par BFM Business, le ministère des Armées confirme cette clause et martèle : “Il reste sa propriété jusqu’au démantèlement et ne peut être vendu à qui que ce soit, et quel que soit l’usage sans un accord de la France”.

En outre, le ministère n’a reçu aucune offre à ce jour. Pour Udo Stern, il faudrait aussi trouver des financements. S’il comptait s’appuyer sur un club d’entrepreneurs allemands, personne n’a encore communiqué sur le projet. Sauf le principal intéressé dans la presse allemande : “Ce n’est pas une question d’argent pour nous”, lâchait-il dans Bild. Aujourd’hui, l’ancien porte-avion Foch est toujours au Brésil, car experts, organisations syndicales et représentants de la société civile d’Izmir (Turquie) ne veulent pas du navire dans leur pays. Il pourrait contenir des produits polluants. Nouveau frein à ce vaste projet luxueux ?

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