L’Iran teste son système de défense aérienne de nouvelle génération – photo

L’Iran teste son système de défense aérienne de nouvelle génération – photo

Le système de missile iranien Mersad-16 vient de passer son test avec succès, selon la presse locale. Équipé des dernières technologies en matière de guerre électronique, il a été entièrement développé par ce pays.

Mardi 31 août, l’armée iranienne a testé avec succès son système de défense aérienne de nouvelle génération Mersad-16, indiquent les agences de presse Irna et Fars. Les essais se sont déroulés en conditions réelles dans la zone désertique de Dacht-e Kavir, dans le centre du pays.

D’après le chef adjoint du département des opérations des forces de défense aérienne, Amir Mohammad Khoshqalb, «le système de missile Mersad-16 est entièrement indigène, bénéficie des nouvelles technologies pour lutter contre la guerre électronique, et peut s’attaquer simultanément à des cibles multiples».

Le système peut identifier toute cible hostile à n’importe quelle altitude et intervenir à tout moment. Il soumet également les données de la cible au centre de commandement qui peut alors s’engager directement avec le système, a-t-il précisé. Une variante optimisée, mettant l’accent sur les cibles à grande vitesse et à haute altitude, sera dévoilée dans un avenir proche.

«Les ennemis de la République islamique d’Iran se concentrent sur la question des missiles et expriment constamment leur inquiétude à cet égard et parlent de les restreindre. Cela montre la force des forces armées iraniennes dans la région», conclut le haut responsable.

Système iranien

Le Mersad-16 est appelé à remplacer les anciens systèmes, bien que ces derniers restent pour l’instant dans l’inventaire de l’armée. Depuis plusieurs années, l’Iran présente des armes et équipements développées à 100% sur son sol et par ses propres moyens, dans un souci d’indépendance militaire et technologique.

Dans un contexte de tensions récurrentes avec les Américains et leurs alliés, le pays a déployé des systèmes antiaériens à proximité de ses centres administratifs et industriels les plus importants, notamment sa capitale Téhéran, la base navale de Bandar Abbas dans le détroit d’Ormuz, ou encore son site d’enrichissement d’uranium à Natanz. Ce dernier a subi deux explosions récentes, l’une en juillet 2020, l’autre en avril 2021, toutes deux liées à des actes de sabotage, d’après le gouvernement.

Coopération

Par ailleurs, en ce mois de septembre, l’Iran mènera des exercices navals conjoints avec la Russie, le Kazakhstan, et l’Azerbaïdjan dans la mer Caspienne. Il y a un an, Moscou et Téhéran ont signé un accord de coopération portant sur l’élargissement de leur partenariat dans le domaine militaire.

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