Le Congo expulse la Chine de l’un des plus grands sites miniers de cuivre-cobalt au monde

Le Congo expulse une entreprise chinoise de l’un des plus grands sites miniers de cuivre-cobalt au monde. Un tribunal de la République démocratique du Congo (RDC) a écarté une société chinoise de la mine de Tenke Fungurume. La société chinoise China Molybdenum est restée à l’écart pendant au moins six mois de la mine qui est la deuxième source de cobalt au monde.

Pourquoi est-ce important ?

La mine de Tenke Fungurume est l’une des plus grandes mines de cuivre et de cobalt au monde. Pour la Chine, sa propriété était importante car le cobalt est un composant clé des véhicules électriques. Il est essentiel pour étendre l’autonomie de la batterie et se négocie actuellement à son plus haut niveau depuis trois ans.

La Chine voulait évidemment utiliser le cobalt congolais pour renforcer son propre secteur des véhicules électriques.

Pourquoi le tribunal de la RDC a-t-il écarté la société chinoise ?
La dernière décision découle d’un différend sur le paiement de milliards de dollars que le gouvernement de la RDC prétend que China Molybdenum lui doit.

Le gouvernement chinois avait financé China Molybdenum dans ses efforts pour acheter la mine de Tenke Fungurume en 2016.

Les choses allaient bien jusqu’à ce que le NYT rapporte en novembre 2021 que les employés de la mine étaient confrontés à des problèmes de sécurité au travail sous la propriété chinoise. Il y a également des allégations selon lesquelles des travailleurs auraient été agressés et soudoyés pour dissimuler des accidents. La société chinoise a nié ces allégations.

Allégations de tricherie avec le gouvernement de la RDC

Plus tard, le président congolais, Félix Tshisekedi, a constitué une commission d’enquête pour enquêter sur les allégations selon lesquelles China Molybdenum aurait pu tromper le gouvernement congolais en ce qui concerne les paiements de redevances de la mine.

L’entreprise minière publique congolaise, connue sous le nom de Gécamines, affirme que China Molybdenum n’a pas déclaré des centaines de milliers de tonnes de réserves de cuivre et de cobalt enfouies sur le site. L’agence prétend donc qu’elle était privée des paiements annuels qui doivent être effectués à la découverte de nouvelles réserves.

Finalement, l’affaire est remontée jusqu’au Tribunal de Commerce de Lubumbashi. La Gécamines recherche le retrait de la direction chinoise de la mine et semble avoir réussi pour l’instant. Un administrateur tiers a été chargé de la mine pendant au moins six mois et la Gécamines a été autorisée à conserver sa participation de 20 % dans la mine.

La Chine pourrait être expulsée du secteur congolais du cobalt

Pourtant, la mine de Tenke Fungurume n’est peut-être que la pointe de l’iceberg. N’oubliez pas que la RDC produit 70 % du cobalt mondial. C’est un minéral essentiel qui devrait rendre le pays africain riche. La RDC est un pays pauvre avec une histoire de guerre civile dévastatrice et plusieurs années de corruption. Le cobalt est le raccourci vers sa prospérité.

Mais le président Tshisekedi dit que cela n’a pas profité aux Congolais. Pourquoi? Eh bien, 15 des 19 mines de cobalt du Congo appartenaient à la Chine ou avaient une participation chinoise. Pas étonnant, une grande majorité du cobalt produit au Congo s’envole vers la Chine et est utilisé dans la fabrication de batteries EV chinoises.

Maintenant, le gouvernement congolais en a assez de l’ingérence chinoise dans le secteur du cobalt.

Les responsables congolais procèdent actuellement à un examen plus large des accords signés avec des sociétés minières soutenues par la Chine. Cela vient après des plaintes de promesses non tenues au Congo.

La RDC est donc très claire sur une chose : ce sont les Congolais qui devraient bénéficier des richesses minérales du Congo. Les Chinois, en revanche, devraient être prêts à se faire expulser des mines de cobalt du pays.

Source : https://tfiglobalnews.com